Pastel sur papier. Signé en bas à droite. Annotation en haut à droite.
Biographie
Augustin Ferrando est né le 15 avril à Miliana en Algérie. Il entre en 1898 à l’école des Beaux Arts d’Alger, dirigée par Hippolyte Dubois. Il obtiendra plusieurs prix.
Sur les conseils du mécène Dr Rouby (peintre et médecin), du musicien Camille Saint-Saëns et de Georges Rochegrosse et peut être aussi en raison d'évènements politiques (Affaire Dreyfus), il décide, vers 1902, de parfaire ses études à Paris. En 1903, il prépare le concours d'entrée aux Beaux-Arts à Paris et sera reçu premier de sa promotion.
En 1906 il est admis dans l'Atelier de F. Cormon, sur la recommandation de Rochegrosse. Il entre en loge pour le prix de Rome. Il se passionne pour Cézanne, Gauguin, Van Gogh et les Fauves (Salon d'Automne - 1905). Il était contemporain de Matisse, Modigliani, Derain, Utrillo, Vlaminck. Il rentre à Alger en 1909 et participe au Salon des Peintres Algériens et Orientalistes.
En 1919, il prend la direction de l’école des Beaux Arts d’Oran, et ce pendant 10 ans. Il fait partie du Jury des Ab-del-Tif, créé par Jonnart en 1907, où sont admis des peintres de la métropole pour parfaire leurs talents et bénéficier de la luminosité du climat. Il participe à la création de l'Association Amicale des Artistes Africains (A.A.A.A.) dont il est membre dès 1921. Il ouvrira une Académie des Arts ainsi qu’une galerie. Dès 1935, il est nommé directeur du Musée d’Oran. En 1938, le peintre retrouve le contact avec la nature, la luminosité, les couleurs vives et changeantes. Il organise un vaste atelier dans une grange aux murs couverts de ses esquisses. Il voyage souvent, surtout l'été. Il se rend en Espagne, en Savoie, dans les Cévennes (Valleraugue), les Pyrénées, le Lot, la Mayenne et il peint.
Il participera ensuite à de nombreuses expositions. En 1955, La dernière exposition se tient à Alger, Galerie Charlet. Louis Bernard écrit dans "Le Journal d'Alger" du 1er Avril 1955: "...contrastes violents, couleurs éclatantes, vibration des verts, ne croirait-on pas trouver en Ferrando un peintre jeune, qu'aucune audace ne rebute.".
Ensuite il n'expose plus. Sa santé fragile depuis toujours se dégrade à la suite d'une intervention bénigne. Il continue à crayonner à Miliana où il passe sa dernière année de vie puis auprès de sa fille puis à Oran où il décède peu après son retour.
Références
- Dictionnaire des artistes d’Algérie
- Benezit
- Artprice, Arnet
MuséesMusée des Beaux Arts d’Alger, Musée Rolin à Autun, Musée Zabana à Oran.