Michel Dermigny, spécialisé dans la peinture orientaliste en France, a ouvert ses portes début 2007. En donnant à cette spécialité une visibilité sur le marché de l’art orientaliste, jusqu’à présent principalement orchestré par les salles de ventes, Michel Dermigny offre la possibilité d’apprécier la diversité et la qualité des œuvres orientalistes à travers la peinture du XIXe et du début du XXe siècle.
Sa galerie, dédiée à l’Orientalisme et à l'art primitif, s’inscrit en plein cœur du CARRE RIVE GAUCHE à Paris
Michel Dermigny s’est fait connaître en tant que marchand d’art primitif à Paris notamment à travers sa galerie parisienne de la rue Guénégaud à Saint-Germain-des-Prés. Passionné par l’univers des Orientalistes, il a depuis toujours collectionné leurs œuvres à titre personnel, avant de se décider de développer cette spécialité.
A propos du courant orientaliste Delacroix, Decamps et Marilhat sont à l’origine de l’essor du mouvement de l’Orientalisme, dont le point culminant se situe entre 1870 et 1914. Carnets de voyage, dessins et peintures témoignent de l’éblouissement de la découverte de cette terra incognita à la lumière intense, à travers des scènes de la vie quotidienne, animations de rue, exotiques vues de désert ou de fantasias. L’engouement est tel que l’on ne compte pas moins de 1.300 artistes orientalistes répertoriés en Europe, parmi lesquels près de la moitié sont des Français. En 1907, la Villa Abd-el-Tif commence à accueillir des artistes à Alger sur le modèle de la Villa Médicis. Trois pôles géographiques ont exercé une fascination particulière sur les artistes : le Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc), le Moyen Orient (Turquie, Syrie, Liban) et l’Egypte. La plupart des artistes qui ont voyagé dans ces pays d’Orient sont des peintres officiels, ce qui explique la facture classique, voire académique de leurs œuvres. La peinture orientaliste est d’ailleurs très présente dans les collections publiques notamment dans 157 musées en France. |